mercredi 2 mai 2012

BOURGEOISIE DE GAUCHE CONTRE BOURGEOISIE DE DROITE




L e «choix» que nous propose le cirque électoral pour ce deuxième tour des élections présidentielles se résume entre le choléra et la peste.

Du côté du choléra, Hollande qui, en bon valet du capital, ne veut rien remettre en cause de fondamental : sur la question des retraites, «circulez, il n'y a rien à voir !», nous travaillerons plus «parce que l'espérance de vie progresse» (pour l'instant !) ; sur la question de la dette, tout le monde banquera (sans mauvais jeu de mots). Il a même été dire que s'il avait été aux affaires lors de la crise Grecque, il leur aurait asséné d'entrée un méga (et unique?) coup de massue sur la tronche ; sur le nucléaire, l'énergie atomique a un bel avenir devant elle ; sur les sans papiers, il n'y aura aucune avancée significative en ce domaine ; la chasse va continuer... Sur le pouvoir d'achat, aucune revalorisation sérieuse n'est en route, sur les suppressions d'emplois dans la fonction publique, elles vont continuer sauf dans l’Éducation nationale, la police et, peut être, la justice., etc...

Du côté de la peste, l'effroyable Sarkozy, entre deux mensonges, veut continuer à brader ce qu'il reste du
bien commun aux intérêts privés, renforcer l’État sécuritaire et criminaliser toute forme d'opposition et de déviance.

D'ailleurs ces deux là, totalement prisonniers des sondages (et de leurs «corrections» plus qu'arbitraires), ont orienté les thèmes de leur campagne en fonction des prétendus centres d'intérêts (très fluctuants) de la population.

Comme on peut le voir, ni l'un, ni l'autre ne représente un début d'alternative pour nous. D'un autre côté, les organisations politiques révolutionnaires sont dans un état lamentable : le NPA, empêtré dans ses logiques électoralistes, n'est plus que l'ombre de lui même, LO reste figé sur sa ligne sectaire, ne parlons même pas du POI... Du côté du Front de Gauche, il est entièrement aux mains du PCF et au service de Mélenchon.

Quant au mouvement anar, empêtré dans ses sectarismes, ses querelles d'égos, son refus organisationnel chronique, il ne représenté en aucune façon un début d’alternative. Il peut même d'ailleurs faire figure de repoussoir et est totalement inefficient en matière de rupture révolutionnaire.

Et nous, «le peuple», nous continuons à nous trimbaler entre nos petites peurs, nos crédits immobiliers, notre culte de l'hyper consommation, nos gâchis énergétiques, nos écrans plats et nos cures de remises en forme...

Reste a espérer qu'on arrête de déconner, qu'on accepte de vivre enfin et qu'un mouvement social digne de ce nom puisse remuer le cocotier et faire fi de tous ces parasites groupusculaires afin de mettre sur la table le vrai sujet : celui de l'abolition du capitalisme.

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